Revues prédatrices : un angle mort devenu risque systémique

À l’heure où la production scientifique s’accélère, où l’open access devient la norme et où les outils d’intelligence artificielle redéfinissent l’accès au savoir, un phénomène longtemps sous-estimé prend une ampleur préoccupante : celui des revues dites « prédatrices ».

Ce texte publié par La Tribune, dont Christine Clerici, présidente de Portiqo, et Manuel Tunon de Lara, président du comité d’orientation stratégique de Portiqo sont co-signataires, alerte sur une menace qui dépasse largement le monde académique. Derrière des apparences de respectabilité scientifique, ces publications contournent les règles fondamentales de l’édition — évaluation par les pairs, intégrité éditoriale, transparence — et fragilisent en profondeur la confiance dans la science.

Les conséquences ne se limitent pas à la recherche académique. En santé, en économie ou dans l’évaluation des politiques publiques, la diffusion de résultats non vérifiés introduit un bruit informationnel susceptible d’altérer la décision collective. À l’heure de l’open access généralisé et de l’essor de l’intelligence artificielle, cette porosité entre savoir robuste et savoir fallacieux constitue un risque systémique.

À travers cette prise de position, les auteurs appellent à une réponse coordonnée : formation dès le premier cycle universitaire, responsabilisation des institutions de recherche, réforme des critères d’évaluation scientifique et renforcement de la régulation internationale.
L’enjeu dépasse la protection des carrières ou des établissements : il concerne la capacité même de nos sociétés à produire des décisions éclairées, fondées sur des connaissances fiables.

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Portiqo
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